les résidences

 

le corridor développe depuis 2010 des résidences combinant lieu d'hébergement, lieu de recherche et lieu de création. Ces résidences sont de véritables espaces d'expérimentation pour les artistes durant les différentes phases de leur création (dramaturgie, écriture, travail au plateau, fabrique de scénographie, projet d'édition). Situées au sein même du corridor, elles offrent un cadre et un environnement favorable à la création et à la réflexion (chambres comme à la maison, espace de travail convivial, bibliothèque transversale, jardin de 4000m2, et ce, à proximité du centre ville). Quelques rendez-vous dramaturgiques peuvent être mis en place avec Dominique Roodthooft et/ou Patrick Corillon à la demande des résidents. Sans contrainte imposée (en termes de temps ou de résultats), les résidences favorisent les ruptures et les croisements de pensées. De nombreux liens sont ainsi créés, perpétuant de la sorte la démarche spécifique du corridor comme plateforme de rencontres entre arts, sciences, philosophies à travers ses productions et ses actions. Le fruit du travail effectué lors de la résidence peut prendre la forme d'un « banc d'essai ».

 

les artistes et projets accueillis

en 2022

- Compagnie de l'ArroZoir , Wendy Mottard et Fabrice Raspati pour le projet Racines du collectif #2
" À la recherche du point de bascule entre l’intérêt individuel et l’intérêt collectif, la Compagnie de l‘ArroZoir a sillonné 10 pays d’Amérique du sud et centrale pendant un an. Et c’est avec un point de vue différent sur ce que signifie être ensemble et une malle d’objets qu’elle est revenue. Ce point de vue, elle souhaite à présent le partager au plateau avec le public sous forme d’un récit de voyage. Celui-ci se veut riche d’observations, de recherches anthropologiques et également immersif afin d’inviter le spectacteur à voyager vers son propre rapport au commun."

- K.A.R.L. (Kollectif À Responsabilité Limitée) : Diane Jacquier avec Lionel Robyr, Julie Meyer, Samuel Padolus et Clément Reber pour le projet Sloche.

"Une nuit de tempête, au cœur d’un village québécois, le vieux Pottier est retrouvé pendu. Cette mort secoue la petite communauté et révèle un malaise présent depuis bien plus longtemps. Elle marque le début d’une tragédie ordinaire: celle de trois individus déchirés par le manque et la solitude. Entre promesse de meurtre et accident de voiture, la mort plane sur la nuit et la neige à perte de vue. Odette, Daniel et Jean, fracassés, livrés à leurs pulsions, se débattent et bravent la tempête. Ils nous livrent leur rage de vivre à travers un thriller théâtral qui célèbre les ratés, les laissés pour compte."

- Masha Wysocka pour le projet Flora Belgica.

Artiste, sociologue et politologue de formation naturalisée belge, Masha Wysocka se considère comme une « plante voyageuse » qui n’a pas de racines dans un endroit précis. Dans ce projet elle s’intéresse à l’identité belge et sa (re)construction au fil du temps, tout en l’associant aux sciences naturelles.
Elle tente d’y raconter l’Histoire de la Belgique à travers la botanique (plus de détails en bas de page dans la rubrique Un pas de côté).

- Véronique Dockx, juriste pour son projet transdisciplinaire de partage de savoirs autour de l'accessibilité à la justice (plus de détails en bas de page dans la rubrique Un pas de côté).

- Claire Frament pour le projet Les pouces verts (titre provisoire).

"C'est une adaptation à la scène du roman jeunesse Tistou les Pouces Verts de Maurice Druon (1957). Le squelette de la fable pourrait se résumer en une phrase : Un enfant découvre en jardinant qu’il a le pouvoir surnaturel de faire pousser la végétation en instantané et il en fait une arme pour lutter contre les injustices du monde.

Tistou, c’est l’histoire d’un petit garçon qui a tout pour «réussir» s’il reste dans le droit chemin tracé par ses parents. Sa mère est douce et lumineuse, son père est l’homme le plus riche de la ville de Mirepoil: il est «marchand de canons». Ses parents rêvent de transmettre «l’entreprise familiale» à Tistou. Pourtant, il choisit de suivre son cœur et de désobéir aux leçons et aux idées toutes faites que le monde des adultes veut lui inculquer !"

- Lou Joubert avec David Nguyen, Yasmine Yahiatene et Rokia Bamba pour le projet : Et ta sœur???.

"En partant du livre de Marie Denis, DIS MARIE c’était comment rue du Méridien 79 (1980), il s’agit de placer l’expérience de la Maison des femmes et de la deuxième vague du féminisme en Belgique, avec la création d’un « espace commun » ouvert à une famille élargie de « sœurs » . Pas de déclarations idéologiques, mais un débat permanent sur des enjeux concrets pour ne pas s’enfermer dans des rôles spécifiques. Une utopie concrète, mini-société dit Marie Denis, traversée par des controverses et des engagements, qui a vocation à héberger les nouvelles figures de la cause des femmes."

- Nemo Camus pour le projet Les honneurs du gibier.

"Un projet de documentaire sonore sur la gestion de la peste porcine qui a sévit dans la région du Luxembourg belge et du nord de la France . Du récit d’un des chasseurs chargés d’éliminer les sangliers de la zone, de son combat contre la peste porcine et des cauchemars qui habitent ses nuits émerge le portrait d’un homme pris dans l’étau de la violence managériale et d’une nature aimée qu’on le somme de détruire."

- Charlotte Allen avec Souleymane Sanogo et Joseph Gabriel pour les répétitions de Vivre entre les lignes , "une création interdisciplinaire (musicale, théâtrale et dansée) questionnant ce qu’est la norme et l’impact que peut avoir, dans l’intime, le fait de vivre en marge de la société, de ne pas correspondre, de faire partie de minorités."  

- Fanny Goerlich avec Agathe Meziani pour le projet Biblioclastes.

"Biblioclastes interroge le plaisir que j'ai ressenti lorsque j'ai déchiré une page dans un livre pour la première fois.
Biblioclastes est une expérience sensorielle, joyeuse, intime et participative durant laquelle nous nous donnons l'autorisation de toucher aux choses que l'on s'interdit."

- Marie Leprêtre pour le projet Je suis un volcan qui voudrait être une montagne.
"C'est un projet de spectacle poétique choral transdisciplinaire qui retrace le processus de réappropriation d’un soi, d’un corps, d’une existence propre suite à la levée de l’amnésie traumatique sur le vécu d’inceste. Un premier seul·e en scène dans lequel huit voix se racontent, se parlent à elles-mêmes, se répondent et interpellent le public, à travers la déclamation, le théâtre, le chant et le dessin animé. C’est une expérience poétique immersive qui met en scène une métamorphose, un chemin vers l’empouvoirement, une reconquête de soi."

- Gaspard De Dadelsen et Anna Solomin pour le projet The Soft Parade

"Nous sommes l’été en périphérie d’une ville, dans un parc aux particularités magiques et énigmatiques. Frankie est sur le point d’annoncer quelque chose de fort à Adel lorsqu’elles tombent sur Aimé, un jeune homme qui tente de retrouver sa sœur. Leur rencontre nous plonge au sein d'un tourbillon nocturne, une douce parade comme une ode à la jeunesse d’hier, d’aujourd’hui et de demain."

- Cie Group NABLA : Ferdinand Despy, Justine Lequette, Simon Hardouin et Eva Zingaro-Meyer pour le projet En une nuit .

"Avec « En une nuit : notes pour un spectacle » le collectif propose des notes pour un spectacle à imaginer, un spectacle potentiel qui reconstitue la nuit du meurtre de l’artiste Pier Paolo Pasolini. Mélangeant des scènes déjà réalisées, des scènes en construction, des documents historiques et beaucoup d’imagination, le quatuor tente avec amusement d’agir sur le présent. "

- Cie La Radure : Brune Bazin , Irène Berruyer, Marie-Camille Blanchy, Marion Gabelle pour le projet Macrales.

"La figure de la « macrale » est la première peau de ce spectacle de rue du collectif « La Radure ». Comme dans les contes, la sorcière se camoufle pour passer inaperçue. Ici, pas de peau de bête ni de cape dissimulant la laideur morale ou physique; une robe de magistrat et deux imperméables feront l’affaire. Jean-Clé et Jean-Cloche sont fin prêts pour le pot de départ en retraite de M. le Juge!"

- Bastien Deleixhe pour l'écriture du projet Arachné

- Claudia Bruno avec François Badoud, Bastien Deleixhe, Cédric La Goulven et Carole Lambert pour le projet Marceline

"Marceline parle du regard naïf d'une jeune ado abîmée sur les rebuts de la société et leurs moyens de survie. Oscillant entre magie et mégots écrasés, Marceline explore la beauté dans le laid ou de comment jeter des paillettes en l'air à côté de quelqu'un qui se pique."

- Rémi Pons avec Marie Denys, Ferdinand Despy, Gaëtan Lejeune, Florelle Naneix, Marion Pillé, Emanuele Gonano, Tristan Bordmann, Nèle Deflandre, Nelly Framinet, Boris Dambly pour le projet Apnée . "Dans Apnée, on raconte une histoire, celle d’un homme et de ses dettes, aujourd’hui, quelque part par ici. Cet homme s’appelle Albert Desteen. Il vit dans une petite maison dans les bois. Apnée, c’est le récit du parcours d’Albert – de sa première dette à son dernier versement – et la relation particulière qu’il noue avec la médiatrice de dette qui l’accompagne. Dans Apnée, on cherche aussi à comprendre comment son histoire peut avoir lieu, qu’est-ce qui permet à la dette de venir ainsi gangréner les aspects les plus intimes de notre existence. On observe. On questionne. On écoute. On documente."

en 2021

en 2020

en 2019

en 2018

en 2017

en 2016

en 2015

en 2014

en 2013

en 2012

en 2011

en 2010

le corridor participe à un pas de cÔtÉ !

 

En partenariat avec Le boson, et La Fabrique de Théâtrele corridor multiplie les soutiens aux artistes à travers le projet Un pas de côté !

 

Les trois structures partenaires s’unissent pour permettre Un pas de côté vers l’inconnu à des candidats avec ou sans formation artistique qui souhaitent sortir de leurs habitudes et de leur quotidien.
Avec à la clé 3 semaines de résidences et une bourse de recherche pour les soutenir dans la découverte d'une nouvelle discipline. 

 

Les candidats retenus en 2022

Véronique Dockx
 

Véronique Dockx a étudié le droit avant de se spécialiser en droit des migrations et en philosophie du droit. Après quinze ans au Barreau de Bruxelles, un burn-out la pousse à découvrir de nouveaux horizons… Des arts plastiques aux arts vivants.
Durant son pas de côté, elle tentera de rendre le droit compréhensible et accessible à toustes afin que chaque citoyen·ne puisse s’en réemparer.
« Le droit ne peut être pensé en dehors de la société dans laquelle il s’inscrit. Il est un miroir des transformations sociales et politiques des sociétés ainsi qu’une des clefs pour en comprendre la signification. S’interroger sur le droit revient à s’interroger sur l’ordre politique dans lequel nous vivons et son ou ses avenir(s) possible(s). Or depuis plusieurs décennies, tout a été mis en œuvre pour nous rendre le droit opaque, nous en éloigner, nous le confisquer, alors que son emprise sur nos vies - individuellement et collectivement - s’est fait de plus en plus large et (op)pressante.
Comment récupérer les potentiels d'émancipation et d’action qu’il contient ? Comment faire pour rendre au droit sa dimension imaginaire et révolutionnaire, pour qu’il redevienne le mode de création qu'il a toujours été ? Et dans cette quête, que peut le théâtre ?
La recherche que je souhaite mener s’emploiera à explorer, inventer, expérimenter, une ou des formes sensibles et transdisciplinaires de partage des savoirs - ici, le droit - susceptibles de nous réapproprier ce qui nous a été confisqué, de nous remettre en capacité d’agir, de repenser le commun et inventer une autre manière de faire société. Chercher un nouveau langage, une forme nouvelle, scénique, hybride et immersive, résolument transdisciplinaire, sensible, d’expérimentation, entre théâtre, performance et débat public, qui nous permette de nous équiper pour repenser le monde et nous réempuissanter. Dans cette recherche, une attention particulière sera apportée à l’influence/incidence des récits et des langages - langues - sur notre perception de la réalité comme sur le processus de fabrication du commun et notre manière de faire société. Car le droit est un récit, une fiction, qui détermine l’organisation et la forme de notre société autant qu’il en est tributaire. En tant que tel (récit-fiction), il est affaire d’imagination et de création/créativité, tant en ce qui concerne sa création/fabrication que son application. »

 

 

Masha Wysocka - Flora Belgica

 

Artiste, sociologue et politologue de formation, naturalisée belge, Masha Wysocka se considère comme une « plante voyageuse » qui n’a pas de racines dans un endroit précis. Durant son pas de côté, elle s’intéressera à cette identité belge et sa (re)construction au fil du temps, tout en l’associant aux sciences naturelles.
Elle tentera de raconter l’Histoire de la Belgique à travers la botanique.
« Au XIXème siècle, la Belgique était un état jeune qui avait besoin de forger une identité nationale distincte de ses pays voisins. Pour cette raison, le travail de recensement et de promotion des richesses naturelles y jouaient un rôle essentiel. La création de l'État belge coïncide aussi avec l'essor des sciences, du nationalisme et du colonialisme. Le monde végétal ou géologique joue un rôle important dans le récit national des pays européens et de leur conquête du monde.
J’aimerais créer une lecture-performance dans laquelle le public sera invité à voyager à travers des mots et des images. La première partie de ma lecture-performance sera la projection d’éléments visuels (mes photographies, illustrations botaniques et des images d’archive). La deuxième sera une narration à la première personne, mêlant références scientifiques et historiques. »

 

 

Ma Tête est pleine d’endroits – Je suis un volcan qui voudrait être une montagne

 

Après des études d’arts plastiques et de bande dessinée, Ma tête est pleine d’endroits a travaillé comme animateurice et illustrateurice pour des projets associatifs. Durant son pas de côté, iel quittera son rôle de parent monoparental à temps-plein pour incarner pleinement son rôle d’artiste.
« Il y a un peu moins de 4 ans, mon amnésie traumatique s’est levée, j’ai alors découvert que j’étais survivant·e d’inceste. Ce jour-là, la conscience que j’avais de mon “moi” a implosé. Depuis toujours, je me vivais comme une personne que je n’étais pas. Mais j’étais qui ? Il me restait quoi ? C’est par ma pratique artistique que j’ai pu reconquérir mon existence propre. Après cette prise de conscience, textes, illustrations et chants ont jailli de moi comme une éruption.
Cette matière brute est destinée à devenir un objet artistique : un projet de spectacle poétique pluridisciplinaire qui retrace mon parcours depuis le moment de l'implosion jusqu’à la reconstitution de ce que l’on peut considérer comme un soi. Ce spectacle poétique invitera le public à se connecter au plus profond de lui-même en suivant un processus organique de reconquête de soi à travers le mouvement du corps, la déclamation, le chant et l’animation. »

 

 

Trois maisons, une invitation : association de bienfaiteurs de Marie Baudet, La Libre Belgique, mercredi 9 décembre 2020

 


 

en 2021

 

Trois projets ont été accueillis en 2021 pour une résidence d’une semaine dans chacun des trois lieux.

Il s’agissait de :
-Marie-Laure Vrancken, artiste de scène, comédienne et performeuse
-Fanny Goerlich : formée à la littérature , elle enseigne le français et a été séduite par la technique du collage
-Carolina E. Santo et Christelle Nicolas : deux chercheuses par nature, ayant abouti à l’université, chacune dans sa discipline respective : Carolina dans les arts performatifs et Christelle dans la théorie de l’art.

 

le corridor participe au projet crescendo

Pour la deuxième année consécutive, le CORRIDOR participe en 2022 à CRESCENDO, porté par deux écoles d’art : L’Ecole Supérieure d’Art Nord - Pas de Calais / Dunkerque-Tourcoing et L’Ecole Supérieure des Arts de la Ville de Liège. Dans le cadre de ce projet ces écoles proposent un accompagnement d’une année visant au développement de l’activité artistique et de la structuration professionnelle pour 6 de leurs jeunes diplômé.e.s.

 

Dans ce cadre le CORRIDOR a accueilli en résidence:

- en avril 2022 Malsy Klasen et Séraphim Soupizet

- en mai 2021 Oonagh Haines et Maria Vita Goral 

 

 

 

 

 

 

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