le benshi d'angers
— Performance de 60 minutes et des
poussières de Patrick Corillon—
Au temps du cinéma muet au Japon, les benshi commentaient les films et jouaient les dialogues des acteurs pour un public largement analphabète (et donc incapable de lire les intertitres). Sans trop se soucier de suivre le scénario original, les textes étaient souvent improvisés par les benshi. À partir d'un même film, le benshi pouvait, au gré des séances et selon son humeur, raconter une histoire très différente. Certains d'entre eux étaient très populaires et souvent plus connus que les réalisateurs ou acteurs des films qu'ils commentaient. Il existe encore quelques rares benshi en activité de nos jours.
En projetant sur un grand écran les fragments d'un livre dont il tourne-lui même les pages, Patrick Corillon, raconte l'histoire d'un homme brutalement confronté aux images de son enfance. Même si ce passage du livre à l'écran se fait grâce aux techniques informatiques les plus contemporaines (images animées interactives), il cherche à donner à son récit le même esprit d'inquiétante étrangeté qui hantait les premières séances de lanternes magiques ou de cinéma muet.
« C'est un fil bien résistant que vous avez là. Un fil qui serait bien capable de vous retenir au-dessus du vide. Mais je ne crois pas qu'il contienne la moindre histoire. Regardez comme il tremble. Il n'y a pas le moindre gramme de vent et il tremble. Il est tout entier dans son tremblement.
— Mais qu'est-ce que cela veut dire ?
— Que vous vous êtes retrouvés dans son tremblement. Rien de plus. »
Patrick Corillon
création et diffusion
juin 2011: au Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains, Tourcoing
novembre 2011: à la Fondation Cartier, Paris
Edith Bertholet
Tél Portable : 00 32 (0) 492 637050
E-Mail : edith.corridor@gmail.com
coproduction
le Fresnoy – studio national des arts contemporains(Tourcoing),
le CORRIDOR (Liège)
distribution
Ecriture, scénographie et jeu : Patrick Corillon
Collaboration artistique : Dominique Roodthooft
Assistance graphique : Ioannis Katikakis, Raoul Lhermitte et Laurence Vaes
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